Les Pingouins du Sahara et le Championnat LBFA : Une Journée Épique avec le Développement Sprint !
Ou comment transformer une compétition d’athlétisme en road-trip philosophico-papotesque avec escale obligatoire aux toilettes
Chapitre 1 : Le Convoi des Inséparables (et des Vessies Actives)
17 janvier 2025. Jour J. Le Championnat LBFA pour cadets et scolaires. L’aboutissement de la saison d’hiver. Le moment où tous les entraînements, les sacrifices, les abominables séries des Tempos 200, l’horrible endu spéciale se transforment en… une discussion passionnée sur les Pingouins du Sahara.
Oui, vous avez bien lu.
Parce que quand on embarque Alice, Madeleine, Marilou et Salomé (les fameuses « Inséparables ») dans une voiture direction Louvain-la-Neuve, on ne parle pas tactique de course ou placement dans les virages. Non. On débat de zoologie fantaisiste avec un sérieux qui ferait pâlir un congrès scientifique.
Madeleine, la nouvelle du groupe, découvre avec stupeur le phénomène : « Elles n’arrêtent pas! »
Bienvenue au club, Madeleine. Bienvenue dans une dimension où le silence n’existe pas, où chaque sujet en appelle trois autres, et où le trajet de 45 minutes se transforme en podcast improvisé.
Parking trouvé à 300 mètres de l’entrée, nous débarquons au Blocry. Première mission accomplie. Deuxième mission : les confirmations. Troisième mission, la plus critique : nourrir les estomacs adolescents.
Chapitre 2 : Le Sandwich, Ce Héros Méconnu
Il est midi passé. Les estomacs grondent. La cafétéria du Blocry devient soudainement le lieu le plus stratégique de la journée.
Alice, sage, refuse : trop proche de sa course. Les autres ? Aucun scrupule. Direction le ravito en mode commando. Et là, révélation divine : LES COOKIES.
« Georges, ils sont DÉLICIEUX ! »
Notez bien : ils ne les ont pas encore goûtés. Mais la réputation des cookies du Blocry précède leur existence même. Un mythe. Une légende. Un Graal sucré qui hantera toute la journée.
Pendant ce temps, je savoure mon sandwich diététique saumon-fromage blanc (oui, je suis ce genre d’entraîneur), Valentin arrive avec son papa, et les filles partent en mission de reconnaissance… des toilettes.
Première visite. Pas la dernière. Loin de là.
Chapitre 3 : Alice et le 400m, ou l’Art de Savourer l’Instant
Alice, c’est la success story de l’hiver. Blessée en fin d’été, elle a bossé comme une acharnée pour se qualifier. Il y a 15 jours, au Championnat de Province, elle a réalisé LE chrono qui lui ouvrait les portes du championnat LBFA.
Aujourd’hui ? Pas de pression. Juste une consigne : profite, savoure, apprends, amuse-toi.
Chambre d’appel. Petit tour aux toilettes (évidemment). Je file en tribune, smartphone au poing, prêt à immortaliser l’instant.
Note mentale : est-ce que j’ai fait un « reel » ? Ou un « réel » ? On y reviendra.

Alice se place dans les starting-blocks. Concentration maximale. Le starter donne ses ordres.
Pschhh !
Départ canon. Les 30 premiers mètres sont parfaits. Deux belles courbes. Rabattement impeccable. Une course digne de sa préparation hivernale.
Résultat : 65,82 secondes. À seulement 15 centièmes de son PB.
Alice, tu es une warrior. 🔥
Chapitre 4 : Valentin et le Mystère Sacha
Pendant qu’Alice termine sa course, je sprinte (oui, l’entraîneur sprinte aussi) vers la chambre d’appel pour Valentin. François, en complice bienveillant, a géré l’échauffement avec celui de Sacha. Tout roule.
Mais il y a un détail. Un petit détail stratégique.
Sacha va partir comme un missile sur les 200 premiers mètres.
Question : on le dit à Valentin ou pas ?
Après réflexion avec François : on ne dit rien.
Soit Valentin suit Sacha et se crame. Soit ça le booste à fond et il fait un chrono de malade.
Suspense.
Pschhh !
Départ rapide. Sacha décolle comme un jet. Valentin se pose des questions existentielles en pleine course (« Mais qu’est-ce qu’il fait ce fou ?! »). Rabattement nickel cette fois (contrairement à il y a 15 jours). Deux concurrents le dépassent. Valentin finit 4ème.
Bon. J’ai des regrets. J’ai peut-être fait une connerie.
Puis les chronos tombent.
NOUVEAU PB ! 1,29 seconde de mieux qu’il y a 15 jours ! Meilleur temps de l’été pulvérisé. 5ème temps de la compet toutes séries confondues.
Valentin est aux anges. François et moi échangeons un regard complice.
Mission accomplie. 😎
Chapitre 5 : Le Boomer et le Mystère du « Reel »
Temps libre avant les relais. Les filles reviennent au camp de base. L’occasion parfaite pour régler mes comptes.
Flashback : à l’entraînement, j’avais parlé d’un « reel » (prononcé à l’anglaise, comme il se doit). Réaction immédiate des ados : des regards vides. Puis l’une d’elles lâche :
« Il veut dire un ‘réel’, mais c’est un vieux qui sait pas comment on dit. »
Un vieux. Un boomer.
Aujourd’hui, vengeance. Je sors mon téléphone. Recherche Google. Étymologie. Signification.
Et là, victoire totale : je leur explique pourquoi les « reels » sont des « reels » et pas des « réels ».
Leur tête ? Impayable. Un mélange d’intrigue, de confusion et de respect forcé pour le boomer qui vient de les schooler.
Madeleine, toujours aussi étonnée par le niveau de papotage ambiant : « Elles n’arrêtent VRAIMENT pas. »
Contamination en cours ? Probablement.
Chapitre 6 : Le Relais 4×200, ou la Joie Pure
Échauffement collectif. Les 8 filles des deux équipes de Seraing, les cadors masculins, tout le monde ensemble. Ambiance de folie.
Dernier déboulé. Direction chambre d’appel. Et les WC (bien sûr).
L’ordre de passage :

- Salomé dans les blocs
- Alice au rabattement (la position délicate)
- Madeleine
- Marilou pour la conclusion en trombe
Pschhh !
Salomé explose les blocs. Alice se prépare dans la zone de transmission, bras tendu, prête à recevoir le témoin.




Et là, miracle de la concentration : pendant exactement 20 mètres, le silence règne.
VINGT MÈTRES. Une éternité pour les Inséparables. Un exploit qui mérite d’être inscrit dans les annales du club. Je me demande encore comment elles ont réussi. Peut-être que la vitesse de course empêche physiquement les cordes vocales de fonctionner ? Ou alors, l’adrénaline crée une bulle temporelle où même la papote est suspendue ?
Transmission parfaite. Madeleine s’élance. Nouvelle zone de transmission. Nouveau silence de 20 mètres. C’est statistiquement impossible, et pourtant.
Marilou reçoit le témoin et conclut en trombe.
Résultat ? GÉNIAL.
Temps meilleur que prévu. Transmissions nickel. Deuxième place dans leur série. Et surtout : un moment de pur bonheur entre copines.
Note personnelle : si je veux obtenir 30 secondes de silence avec ce groupe, je dois organiser un relais 4×200. C’est mathématique.
Mission accomplie. Objectif atteint. Sourires XXL.
Chapitre 7 : La Tragédie des Cookies
Récompense time. Direction cafétéria. Objectif : LES COOKIES LÉGENDAIRES.
On arrive. On commande.
« Désolé, il n’y en a plus. »
💔
Le drame. L’horreur. La fin du monde.
Qu’à cela ne tienne : les Haribo feront l’affaire. Pas le même prestige, mais ça passe.
Chapitre 8 : Retour à Seraing (avec Philosophie)
Retour en voiture. Discussion philosophique de haut vol. Madeleine participe activement.
Contamination confirmée. Le virus de la papoterie a frappé.
Après un dernier tour aux toilettes (évidemment), on évoque déjà la suite : accompagner Julia à Gand la semaine prochaine !
Spoiler : ça va papoter. Beaucoup. Énormément. Sauf peut-être pendant les 20 mètres de zone de transmission si on arrive à les convaincre de courir un autre relais.
Épilogue : Le Développement Sprint, Une Famille
Voilà. Une journée. Deux 400 mètres. Un relais. Des pingouins du Sahara. Des cookies disparus. Des toilettes visitées 47 fois. Des PB pulvérisés. 60 mètres cumulés de silence légendaire. Des sourires à n’en plus finir.
Le Développement Sprint de Seraing Athlétisme, c’est ça : de la performance, de l’entraide, de la papote (sauf sur 20 mètres précis), et surtout, une sacrée bonne ambiance.
Prochaine étape : Gand.
Madeleine, prépare-toi. Ça va papoter. Sauf si on court. 😄
Georges, entraîneur du Développement Sprint
Boomer assumé, fier défenseur des « reels » et chronométreur officiel des silences en zone de transmission




