🏃♀️ Chroniques du Groupe Développement Sprint — SMAC de Jambes, Acte I
Alerte rouge : la saison d’été est de retour, et elle n’a prévenu personne !
Enfin presque. Parce que quand le réveil sonne un samedi matin à une heure indécente, Julia, elle, a bien compris le message. Pendant que des milliers de minimes belges écrasaient paisiblement leur oreiller, notre Julia à nous enfilait ses pointes pour se coltiner un pentathlon dont elle ne soupçonnait même pas l’existence il y a encore quelques semaines. Respect, chapeau, et un grand bravo aussi à ses parents qui ont presque survécu à l’opération « lever de minime un samedi matin ».
🚗 L’expédition commence
Départ de Seraing à 9h pétantes. Enfin, presque. Petit détour d’abord parce que l’entraîneur avait oublié sa carte d’entraîneur. Oui. L’entraîneur. Sa carte. On ne citera personne. 👀
On arrive à Jambes, on se gare à l’endroit habituel — juste avant le tunnel, comme des pros — et c’est parti pour une journée qui allait combiner performances de haut vol, gestion de crise automobile, chaussettes égarées et apéro de voiture. Bref, la totale.
⚡ Julia : la surprise de la journée
Direction l’aire de lancer du disque, en courant, parce qu’il n’y a évidemment pas le temps. Julia, fraîche comme une rose malgré le réveil aux aurores, enchaîne les épreuves du pentathlon sans se plaindre. Le clou du spectacle ? Son 80 mètres, premier de sa carrière d’athlète. Les blocs, le départ, le papa en mode caméraman professionnel, et… 12.38s! Deuxième chrono des minimes du club (car il y avait un Kids Athletics au stade chez nous). Pas mal, Julia est une minime, définitivement pas lanceuse, peut-être bien demi-fondeuse, mais certainement sprinteuse de compétition ! 😏


Et pour finir la journée en beauté, un 1000 mètres à 15h30 (avec quelques dizaines de minutes de retard, parce que l’athlétisme c’est aussi ça). 3m51.87s. Gros soupir de soulagement dans les tribunes, celui de Nathan. Pas à cause d’un pari, non non. Juste… la fierté. Parce que si une athlète de 12 ans fait un meilleur temps que le sien au 1000 mètres, il se doit d’aller rectifier ça à l’entraînement dans la semaine. C’est une question d’honneur. Le même honneur qui avait pris un petit coup cet hiver, le jour où Julia — sourire en coin — lui a annoncé qu’elle avait bouclé un 1000 mètres en 3’35 », après que Nathan a prétendu courir le sien, à l’entraînement, en 3’40 ». Sans commentaire, Julia. Sans commentaire. 😇
💨 Les sprinteuses lâchées sur le 100 mètres
Entre-temps, Alice, Marilou, Salomé et Anastasia se préparent pour le 100 mètres. Sauf qu’Anastasia, elle, avait eu un petit imprévu sur le chemin : une voiture a embouté celle de sa maman près du Colruytd. Scramble (branle-bas de combat en français), direction le parking du Colruydt, extirpation d’Anastasia, retour devant le tunnel, au stade en urgence, échauffement à la va-vite, et sur la piste quand même, dans les blocs. Parce qu’on n’abandonne jamais.
Les résultats ? Savoureux :
- 🏅 Alice : à 7/100 de son PB avec du vent dans le dos.
- 💪 Marilou : PB à 14.37s avec un vent de face de 3,2 m/s. 3,2 ! Dans le nez ! Et elle fait un PB ! On n’ose même pas imaginer par temps calme. Après, c’est aussi son premier 100 mètres…
- 😤 Salomé : même série, même vent de face, chrono bof-bof, mais la dignité est intacte.
- 🌟 Anastasia : première fois aussi sur la distance, vent nul, 14.91s. Rookie mais pas débutante !





🏃♂️ Nathan, monsieur 7/100
Nathan aussi avait rendez-vous avec le 100 mètres. 12.8s, vent de face de 1,5 m/s. Soit 7/100 de son PB. Décidément, ce chiffre revient souvent dans ce groupe. On va finir par croire que les 7/100 c’est une tactique d’équipe pour garder le suspense pour la prochaine compet. 🤔

🦘 Salomé et le grand mystère de la longueur
Entre le 100 et le 200, il faut bien s’occuper. Salomé a donc décidé de tenter sa chance au concours de longueur. Excellente initiative, sauf que… les marques ont été un peu longues à placer, et Salomé a « oublié » de sauter sur la planche. Plusieurs fois. Malgré des planches impeccables.
Bon. On a au moins mesuré la longueur de sa foulée. C’est déjà ça. Et comme dit l’entraîneur avec beaucoup de philosophie : « c’est une belle expérience pour les longues après-midi d’attente ». 🤷
🫦 Le 200 mètres : entre bravoure et sagesse
Alice, qui traîne une petite douleur au pied depuis quelques jours, tente, évalue, déboule, réévalue… et prend la bonne décision : on passe. Il y a un 200 mètres à Malmedy la semaine prochaine. Mieux vaut arriver entière que de forcer bêtement. Sage, Alice. Très sage.
Anastasia, elle, se jette dans la deuxième série du 200, face aux meilleures filles de la compet. Respect.







Marilou ? Les vidéos montrent une ligne droite d’enfer où elle laisse ses adversaires à des années-lumière. Les chronos officiels, eux, n’étaient toujours pas disponibles presque 24h après la compet. Les chronométreurs se grattaient l’occiput. On attend toujours. 😬
🧦 L’épreuve finale : la collecte des affaires
Souvent oubliée au programme officiel, mais qui mérite sa médaille : le rassemblement des affaires. Chaussures au départ du 100, veste au départ du 200, plaid au départ du 200 aussi (non, du 300, rectification en cours), et une chaussette solitaire abandonnée au 300 mètres.
Des sprinteurs sur une piste, c’est rapide. Des sprinteurs pour ramasser leurs affaires, c’est d’une lenteur cosmique. 🐢
🥂 Le retour des champions
On ferme le stade (comme d’hab, on est les derniers), on remonte vers le tunnel, on cale la table entre les sièges du Trafic parce que les filles on prévu, pour le trajet retour, un apéro magique de survie !
Franchement ? C’est peut-être la meilleure idée de la journée.
Une première compet réussie, des perfs qui font plaisir, une journée qui n’a pas manqué de rebondissements… et déjà la tête à Malmedy le week-end prochain !
Vivement samedi ! 🔥
